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Les recettes de Christian Trimua contre la corruption au Togo

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Au Togo, la corruption a le vent en poupe. Malgré les « mesures » prises par le gouvernement togolais, notamment l'installation de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), le phénomène ne recule pas.

Jeudi dernier, à l’occasion de la journée africaine de lutte contre la corruption, le ministre des Droits de l'homme chargé des relations avec les Institutions de la République, Christian Trimua est revenu sur la situation. Selon lui, la corruption se manifeste sous diverses formes au Togo, notamment les pots de vin, les dessous-de-table, l’utilisation abusivement des deniers publics…

Pour lutter efficacement contre ce « cancer », Christian Trimua appelle les Togolais à se « révolter », puisque ce sont eux qui payent injustement la facture.

« Que la corruption soit celle du policier à la frontière, du douanier au port autonome de Lomé, de l’enseignant pour faire passer une note… il me semble qu’au final, c’est nous qui payons la facture. Et puisque c’est nous qui payons la facture, nous devons nous révolter. Je crois que chacun de nous, dans son ménage, subi l’inflation des prix sur les marchés. Le prix de la tomate qui augmente, le prix du transport qui augmente, bien évidemment, c’est le surplus de la corruption que nous payons vous et moi. Il me semble que nous avons suffisamment de preuves pour que nous puissions réagir », a-t-il lancé.

A en croire le conseiller spécial du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, si aujourd’hui tout va mal dans le pays, c’est parce que les gens cèdent facilement à la corruption.

« Aujourd’hui nous sommes dans un contexte sécuritaire qui appelle notre vigilance. Comment pouvons-nous continuer à assurer la sécurité de notre petit rectangle de pays si le policier préposé à la frontière, parce qu’il a reçu un pot de vin, tourne le dos à un camion qui passe, alors que ce camion transporte des armes ? Comment pouvons-nous réduire le nombre de braquages, si les armes de guerre passent tranquillement par les frontières ou les couloirs censés être contrôlés ? », s’interroge le ministre.

Bonne écoute.

Godfrey Akpa





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