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Lutte contre la corruption : Une urgence qui ne doit pas déboucher sur des règlements de comptes


« Si Faure Gnassingbé décide de lutter contre la corruption, à la prochaine réunion d’UNIR, il n’y aura plus personne». Cette phrase prononcée par Thomas Koumou, responsable de l’Association Veille Economique, résume parfaitement le dilemme dans lequel se trouve aujourd’hui le régime en matière de lutte contre ce fléau. La lutte contre la corruption sous Faure Gnassingbé est un pari perdu d’avance pour la simple raison que ce fléau est érigé en système de gouvernance par les tenants du régime depuis plus de 50 ans.

Cette pratique systémique et structurelle sous le règne du père et le fils se décline en plusieurs aspects, à savoir enrichissement illicite, détournement de derniers publics, commission et retro commission sur les projets, passation de marchés publics gré à gré, cumul de fonctions, refus de déclaration des biens conformément à la Constitution, népotisme, enrôlement de faux diplômés dans la Fonction publique, concours frauduleux, prise illégale d’intérêts, conflits d’intérêts, concussion, délit d’initié, pillage, bradage du patrimoine de l’Etat, trafic de tout genre, fraudes électorales, achat de consciences, etc. A y voir de près, le système de gouvernance au Togo est à l’image d’une association de malfaiteurs, sinon une mafia pour dire clairement les choses, avec au sommet un chef qui veille sur l’ensemble des clans.

L’ensemble des clans travaillent à entretenir et consolider le système puisque la survie de tous en dépend. Comme dans ces genres d’organisation, il surgit de temps en temps des conflits entre les divers membres, poussant parfois les uns à sacrifier les autres sous le couvert de la lutte contre la corruption ou d’autres accusations du genre atteinte à la sureté intérieure de l’Etat ou escroquerie internationale.

Corruption au Togo : un tableau de plus en plus sombre

La gouvernance de Faure Gnassingbé depuis bientôt 15 ans se décline en scandales les uns les plus retentissants que les autres, et ceci en toute impunité. Sous son autorité, son entourage (ministres, DG de société, maitresses de la République, etc.) ont fait plus de dégâts qu’en 38 ans de régence de son père. Le Togo est le seul pays en Afrique de l’Ouest où les ministres, DG et proches du Président de la République sont plus riches que les hommes d’affaires. Forts du parapluie de l’impunité qui les couvre, ces prévaricateurs, pilleurs de la République continuent tranquillement leurs entreprises de démolition des secteurs juteux de l’économie nationale.

Port Autonome de Lomé, banques, NSCT, SNPT, hôtels, Togotélecom, CEET, CEB, etc. le nombre des sociétés d’Etat en faillite ou sous perfusion ne se compte plus. C’est une véritable hécatombe, un désastre dont personne n’est responsable depuis le sommet de l’Etat jusqu’à la base. Dans les quartiers de la capitale et à l’intérieur du pays, les réalisations issues de la corruption sont ostensibles et choquent ceux qui sont encore préoccupés de la saine gestion des affaires publiques. La multiplication des immeubles, la mainmise sur le foncier, l’érection des palaces par des individus dont les salaires ne peuvent servir à de telles folies, voilà quelques exemples qui font les sujets de débats dans les quartiers.

Les scandales qui touchent des ministres au sein du gouvernement sont légion et ne peuvent se passer dans un pays normal. Nous sommes revenus sur le cas de 4 mousquetaires dans un article précédent pour dénoncer le fait qu’ils partent du gouvernement en toute impunité.

Ninsao Gnofam, Ouro-Koura Agadazi, Guy Madjé Lorenzo, Fiatuawoo Sessenou ; ces messieurs ont créé d’énormes préjudices à l’Etat dans les domaines du sport, du foncier, de l’agriculture et des infrastructures. Outre ces ministres virés du gouvernement, il en existe qui dépense l’argent du contribuable comme s’ils étaient des princes des monarchies du Golfe. Comment peut-on expliquer que malgré l’extrême pauvreté qui sévit dans ce pays, des ministres au gouvernement en mission à l’extérieur logent dans des hôtels de 8000 euros la nuitée, parfois plus durant une semaine voire dix jours, et ce sont des sociétés d’Etat sous leur tutelle qui règlent les factures. Comment peut-on admettre qu’un ou qu’une ministre rallie Accra par un jet privé loué par l’Etat afin de prendre un vol commercial en direction de l’Occident et le même scénario dans le sens contraire au retour ?

Faure Gnassingbé est l’homme le plus renseigné au Togo, il ne peut donc pas faire semblant de ne pas être au courant de cette gabegie dont les auteurs sont souvent à ses côtés. Il n’est donc pas surprenant que dans le dernier rapport de Transparancy International publié il y a quelques semaines, le Togo occupe une place peu honorable. Un score de 30 sur une échelle de 100 et un rang 129e sur 180 pays.

Lutte contre la corruption : un combat impossible sous Faure Gnassingbé

La lutte contre la corruption sous le règne de Faure Gnassingbé est un combat perdu d’avance. Il ne peut en être autrement puisque le système de gouvernance mis en place a pour socle principal la corruption. C’est cette pratique qui permet à tous les cadres du parti au pouvoir, de la base au sommet, de s’enrichir vachement et s’investir après pour la survie du régime à travers les élections frauduleuses, les achats de conscience, la corruption des observateurs, des diplomates, des leaders d’opinion, etc. Le chef ne peut donc pas se mettre à détricoter un système qui assure sa survie au pouvoir. Il ne peut donc pas scier la branche sur laquelle il est lui-même assis. Et pourtant le pays dispose de tout un arsenal pour lutter contre ce fléau.

On peut citer l’Inspection Générale d’Etat (IGE) qui dépend directement de la Présidence de la République ; l’Inspection générale des Finances et l’Inspection du Trésor placées sous l’autorité du ministre de l’Economie et des Finances. Il faut ajouter à cette liste la Cour des comptes prévue depuis 1992 dans la Constitution, mais ce n’est qu’il y a quelques années sous la pression de l’UEMOA que le pouvoir a mis en place cette institution. En analysant le profil de ses membres et son fonctionnement, elle ressemble plus à une maison de retraite qu’à une structure dynamique.

Le comble, c’est que certains responsables de ces structures dont la mission est de traquer les crimes économiques, cèdent eux-mêmes à la corruption, une preuve supplémentaire que le pays est pourri dans tous les domaines. Plongées dans une léthargie, elles ont fait le lit de la corruption. Pour faire un clin d’œil aux partenaires et gagner des points dans le processus du MCC (Millénium Challenge Account), il a été créé par la Loi N°2015 du 28 juillet 2015 la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA). Selon le porte-parole du gouvernement à l’époque, la création de cette institution traduit « la volonté du gouvernement de combattre ce fléau, véritable obstacle à la bonne gouvernance et au développement harmonieux du pays. »

Une volonté restée lettre morte puisque la fameuse Haute Autorité, trois ans après sa création, n’excelle que dans les séminaires de formation ou de sensibilisation pendant que les pilleurs continuent tranquillement leurs dégâts. En réalité, la création de cette structure n’est destinée qu’à flouer les partenaires. Au fond, le régime n’a aucune volonté ni envie de partir en guerre contre cette pratique qui est érigée en méthode de gouvernance depuis le sommet même de l’Etat. On ne peut pas lutter contre la corruption si on n’est pas soi-même un modèle.

En la matière, l’exemple ne vient pas du sommet

Comment peut-on lutter contre la corruption lorsqu’on encourage le cumul des postes au sein du gouvernement, dans l’administration et les sociétés d’Etat? Comment peut-on lutter contre la corruption lorsqu’on éprouve toutes les difficultés à faire partir de la tête de certaines structures de l’Etat des individus admis à la retraite depuis des années? Comment lutte-t-on contre ce fléau lorsqu’on ferme les yeux sur les prodigalités de certains ministres au gouvernement qui descendent dans les palaces à Paris à 8000 euros la nuitée et ceci, pendant une semaine ou dix jours, des factures qui sont réglées par des sociétés sous tutelle de ces ministres? Comment peut-on combattre un tel phénomène lorsque des ministres louent des jets privés pour rallier la capitale d’un pays voisin afin de prendre un vol commercial en direction de l’Occident? Comment peut -on enfin lutter contre la corruption lorsque des ministres à scandales sont maintenus au gouvernement jusqu’à leur départ, en toute impunité? On peut multiplier les exemples à n’en point finir. Voilà le dilemme devant lequel se trouve le pouvoir de Faure Gnassingbé.

Le cas NSCT : volonté d’assainir, diversion ou guerre des clans ?

C’est l’affaire qui défraie la chronique depuis quelques semaines. Plusieurs employés de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo sont sous les verrous. Selon plusieurs sources, les cadres mis aux arrêts auraient pris des libertés avec les fonds de la société. Tout est parti d’une plainte du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche d’alors, le colonel Ouro Koura Agadazi. Le SRI a été immédiatement mis en branle et l’enquête supervisée par le Directeur Général de la Gendarmerie nationale qu’on ne présente plus. Sept personnes ont été arrêtées, quatre (04) à Atakpamé et trois (03) à Lomé. Il s’agit de Djagni Kokou Kougnagli, Conseiller à l’ITRA, ancien DG de la NSCT ; Aratem Silah, Directeur de l’audit interne ; N’DU N’Wabuezu Julian, commerçant ; Assoumatine Aissah Yao, Opérateur économique, Tena Tandji Djouma épouse Aharh, Directrice des affaires internes; Aharh Apeta Agbeanda Directeur des Affaires financières et Tchida Boziroh, Conseiller principal du Directeur Général. Ces personnes ont été gardées dans les locaux du SRI pendant 2 semaines au-delà du délai de la garde à vue (même si elle est susceptible d’être prorogée).

Pendant ces semaines, elles n’ont pas eu accès aux avocats. Le Secrétaire permanent chargé des reformes administratives et économiques avec rang de ministre, Aharh Kpessou Mongo, par ailleurs Président du Conseil d’Administration de la NSCT a été auditionné et laissé libre, de même que le Directeur général actuel député de son état (une autre anomalie dans la gouvernance de Faure Gnassingbé). Des perquisitions ont été menées aux domiciles des prévenus et il est rapporté que chez l’un des cadres, il a été trouvé une forte somme en liquidité. Les prévenus sont déférés depuis plus de dix jours à la prison civile de Lomé et chaque jour, ils sont extraits de leurs cellules pour le SRI où, dit-on, l’enquête continue. Même à la prison civile de Lomé, les avocats des prévenus n’ont toujours pas eu accès au dossier.

C’est hier dans la journée après qu’ils ont été présentés au Doyen des juges d’instruction que les avocats commencent par en savoir un peu plus. Mais jusque-là, les procès-verbaux étant indisponibles, les avocats n’ont toujours pas accès au dossier. Selon les indiscrétions, les 7 prévenus sont accusés de trafic d’argent illicite, de détournement de fonds publics. L’audition continue ce jour auprès du Doyen des juges. Voilà où se trouve pour le moment la procédure.

Pour revenir à la gestion de la NSCT précédemment SOTOCO, cette boite est l’une des vaches à lait du régime, à l’instar des autres sociétés d’Etat. elle fonctionne comme une machine à sous au profit des barons et leurs familles qui se sucrent sur le dos des pauvres paysans. Sa gestion a toujours été sur la base du népotisme et du militantisme. En 2005, les camions de la SOTOCO ont servi à convoyer à Atakpamé et à Lomé les groupes de miliciens du Nord qui sont venus perpétrer des massacres sur les militants de l’opposition qui s’opposaient au hold-up électoral de Faure Gnassingbé. Ces entrepreneurs de la mort étaient hébergés sur le site de la Foire Togo 2000. Après une gestion calamiteuse de plusieurs décennies, sans établir un quelconque bilan ou situer les responsabilités, la SOTOCO fut dissoute et remplacée par la NSCT.

Avec la nouvelle société, les méthodes de gestion n’ont pas changé. Une puissante dame proche de la Présidence, femme soi-disant d’affaires, en a fait sa chasse gardée. Elle décroche par des procédures obscures des contrats de livraison d’engrais à coup de milliards. Un véritable circuit de détournement et de pillage de cette boîte, sous la bienveillance du ministre sortant Ouro-Koura Agadazi, connu pour être un obligé de cette dame. Il se dit que depuis un certain temps, les appétits voraces de la dame se heurtaient à la réticence de certains de la boîte. Est-ce pour se débarrasser de ces derniers que cette plainte a été mise en branle, avec en arrière-plan celle qui cherche à régler ses comptes ? On ne saurait le dire avec précision à cette étape. Toujours est-il que, si les 7 prévenus ont été déférés, c’est qu’il existe des indices concordants qui les accablent. Il ne s’agit donc pas de trouver des circonstances atténuantes à ces derniers.

Mais au-delà, la conduite de l’enquête elle-même suscite des interrogations. Au temps de feu Général Gnassingbé Eyadema, il avait été mis en place une fameuse Commission de lutte contre la corruption. Après quelques exploits spectaculaires dont on n’a d’ailleurs pas connu la suite, cette commission a sombré dans les pratiques douteuses et règlements de comptes. C’est sur ses cendres que la Haute Autorité a vu le jour il y a trois ans.

La lutte contre la corruption et les pratiques assimilées, si elle doit être menée, et il faut l’encourager d’ailleurs, ne doit être ni sélective ni un moyen pour certains clans du système de se débarrasser d’autres à cause des intérêts en jeu. Un combat de ce genre apparaitra comme une diversion, mieux, des règlements de comptes. La lutte contre ce fléau doit être menée sur des bases solides, des procédures claires en ressortant devant l’opinion montante des préjudices. C’est en procédant ainsi que ce combat peut être mené sans aucune suspicion.

Pour ce faire, les Togolais attendent la suite qui sera donnée au dossier NSCT en cours car en réalité, on ne peut faire une action de salubrité publique dans cette boîte sans demander des comptes au sieur Ouro-Koura Agadazi et à la puissante dame qui était pendant longtemps son parapluie. L’issue de cette affaire nous renseignera s’il s’agit d’une volonté manifeste de lutte contre la corruption ou c’est des clans qui s’affrontent au sein du système comme ils savent bien le faire.


Togo  - Chronique de Kodjo Epou : Le temps des questions douloureuses iciLome - [3/19/2019]


Togo  - Menace sur la radio Taxi FM : L’émission « Taxi Presse » mise sous éteignoir iciLome - [3/19/2019]

Les passionnés de l’émission « Taxi Presse » qui passe de lundi à vendredi de 11 heures à 12H30 sur la radio Taxi FM, viennent d’être sevrés de leur programme préféré. Les détracteurs de cette émission ont réussi leur coup, en la faisant suspendre.


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Togo  - Plusieurs observateurs togolais sont bloqués en RDC depuis les élections du 30 décembre 2018 iciLome - [3/19/2019]

Depuis la fin des élections du 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo (RDC), treize (13) citoyens togolais en mission d’observation électorale lors de ces échéances sont dans l’incapacité de regagner le Togo. Ils font partie d’une organisation panafricaine de la société civile dénommée « Parlement Africain de la Société Civile (PASOCI) ».


Togo  - Les Togolais se mobilisent pour une marche le 26 mars prochain iciLome - [3/19/2019]

L’augmentation des prix des produits pétroliers par le gouvernement sans consultation préalable avec ses partenaires sociaux, est un acte impopulaire de trop, selon les associations de défense des consommateurs du Togo. Ces dernières fustigent cette décision et comptent mobiliser les Togolais dans les rues.


Togo  - François Boko: 'Mon retour est acté' iciLome - [3/19/2019]

Cette fois, c'est certain. François Boko, ancien ministre togolais de l'Intérieur contraint à l'exile depuis 2005 par le régime de Faure Gnassingbé, sera bientôt de retour au bercail.


Togo  - Nouvelle hausse des prix des produits pétroliers iciLome - [3/19/2019]

Dans un communiqué rendu public ce lundi par le ministère du Commerce, de la Promotion du Secteur privée et de la Consommation locale, on annonce une augmentation des prix des produits pétroliers à compter de ce mardi 19 mars 2019 à 00 heure.


Togo  - Que dit la VAR ?/ Exploitation de la carrière de Bolou-Vavati (Zio) par une société chinoise : Massacre de l’environnement, non-respect des engagements pris, corruption. Plus de 200 millions de chiffr Liberte hebdo - [3/19/2019]

Le 28 septembre 2018, au détour d’une mission de prospection dans l’optique de l’acquisition d’un lopin de terrain à Bolou-Vavati, un village situé à une quinzaine de kilomètres de Tsévié, nous avons eu droit à une découverte très surprenante, surtout pour des étrangers dans la localité. Il s’agit d’une véritable carrière d’exploitation de gravier dont nul ne pourrait imaginer l’existence, s’il n’est soit du milieu ou lié à la production. Notre stupéfaction fut d’autant plus grande qu’il n’y a aucune indication sur l’activité qui se déroulait à cet endroit. « C’est une exploitation clandestine ! », a lancé un membre de la délégation, très étonné de la découverte. Nous avons donc pris la décision de mener une enquête autour de cette activité puisque c’était « trop beau pour être vrai ». Il fallait percer le mystère qui entoure cette production clandestine. Après plusieurs aller-retour du site et dans le village et à l’aide des témoignages, nous avons découvert pas mal de choses. L’enquête nous a également amené à rentrer en contact avec quelques acteurs liés à la gestion des carrières, notamment la préfecture de Zio, l’OTR de Tsévié, l’ANGE, etc. seulement, après tous ces efforts, le mystère demeure tout entier, les doutes persistent, les interrogationstoujours sans réponses. Mais, ce qui est évident, c’est que la carrière de Bolou-Vavati reste une production qui s’opère en toute clandestinité, qui génère des centaines de millions par mois. La malédiction des zones minières n’épargne pas cette localité. Seuls les « Chinois » et les autorités locales qu’ils « abreuvent » de temps en temps tirent profit de l’exploitation. Les populations sont abandonnées à leur sort avec tous les dangers auxquels elles sont exposées.


Togo  - Elim CAN 2019/Bénin-Togo : Le groupe incomplet des Épervier entame les prépératifs LomeChrono - [3/19/2019]

Les Éperviers du Togo affutent leurs armes dans le cadre des préparatifs du match Bénin vs Togo du 24 mars prochain pour l’ultime journée des qualificatifs de la CAN Egypte 2019. La première séance d’entrainement est prévue pour ce lundi 18 mars au stade municipal de Lomé.


Togo  - Pour la première fois, une reine dirige le quartier Tokoin Casablanca de Lomé LomeChrono - [3/19/2019]

L’intronisation est presque passée inaperçue au sein de l’opinion togolaise. Pour la première fois de son histoire, le quartier Tokoin Casablanca est dirigé par une femme depuis le 9 mars dernier après six ans de vacance de pouvoir.


Togo  - Ce que rapporte le stationnement en rade au Port autonome de Lomé LomeChrono - [3/19/2019]

Le stationnement en rade sur les côtes togolaises rapporte un joli pactole au Port autonome de Lomé (PAL) chaque année. La somme dépasse la barre de milliard de FCFA.


Togo  - Gabriel Dosseh-Anyron: « La Coalition fera sa remontada en 2020» iciLome - [3/19/2019]

Hier lundi, Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron du parti Le NID a été l'invité dans l'émission "Actu-Débat" sur la radio Métropolys.


Togo  - Feu à l’Université de Lomé ! iciLome - [3/18/2019]

Ce matin, une panique générale s’est emparée des étudiants de l’Université de Lomé, notamment ceux de la Faculté des sciences économiques et de gestions (FASEG). Mais plus de peur que de mal.


Togo  - Prolifération des carrières sauvages de sable : Des OSC interpellent le gouvernement iciLome - [3/18/2019]

Des organisations de la société civile s’insurgent contre la recrudescence du phénomène de création des carrières sauvages. En conférence de presse ce lundi 18 mars à Lomé, les organisations de la société civile, notamment le Nouveau Citoyen, le Comité de réflexion et d’action pour la promotion des droits de l’homme (CRAPH), Novation Internationale, Solidarité planétaire branche du Togo, (SP-BT) et l’Association des jeunes pour assistance et actions humanitaires (AJAAH), ont dénoncé, à travers une déclaration, ce fléau et interpellent les autorités compétentes à prendre des mesures afin de sanctionner les acteurs véreux qui sont impliqués dans ce drame


Togo  - Education : Plus de 2000 jeunes à l'école du leadership avec l’Association "Précieux Trésor de Vie" et les Maisons TV5 Monde AfreePress - [3/18/2019]

L’Association "Précieux Trésor de Vie (APTV)" et les Maisons TV5 Monde ont réitéré samedi 16 mars dernier, la conférence pour les jeunes leaders connue sous le nom de CONFEJEL dans le but de transmettre à la jeunesse togolaise, les valeurs et les clés de la réussite.


Togo  - Me APEVON : « Je suis vraiment triste… » iciLome - [3/18/2019]

Me Dodji Apévon des Forces Démocratiques pour la République (FDR) a été l'invité dans l'émission "Audi-Actu" de ce lundi matin sur la radio Victoire FM.


Togo  - Revue de presse du lundi 18 mars 2019 iciLome - [3/18/2019]

A la Une : les dégâts causés par la dernière pluie à Lomé, Tikipi Atchadam, leader du Parti national panafricain (PNP), les élections présidentielles de 2020 en vue.


Togo  - Père AFFOGNON: « Un peuple qui ne prend pas le temps de la réflexion et de la concertation est tout simplement un amas d’individus » iciLome - [3/18/2019]

Les rideaux sont tombés depuis samedi dernier sur le grand forum national citoyen organisé par les responsables du Mouvement des forces vives Espérance pour le Togo.


Togo  - Tsévié : De la boue à la place de l’eau potable iciLome - [3/18/2019]

A Tsévié, ville située à 35km seulement de la capitale Lomé, l’eau potable est devenue une denrée rare. Depuis plus d’une semaine, la population de cette partie du Togo mène une bataille acharnée pour trouver cet élément vital que les autorités togolaises disent laisser à la portée des Togolais des coins reculés à travers des forages, grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) et autres projets qui engloutissent plusieurs centaines de millions de FCFA.


Togo  - Edem Tengué : « L'AGET prend et prendra toute sa part à l'effort de reconstruction nationale » AfreePress - [3/18/2019]

« L'AGET prend et prendra toute sa part à l'effort de reconstruction nationale ». C'est la promesse faite samedi 16 mars 2019, par Edem Tengué, Vice-Président de l'Association des grandes entreprises du Togo (AGET) lors d'un gala organisé à Lomé et dédié aux meilleures entreprises du Togo.


Togo  - Appel de Nicolas Lawson aux forces de défense et de sécurité iciLome - [3/18/2019]

De plus en plus de Togolais sont aujourd'hui convaincus que ce pays ne pourrait se libérer de la dictature cinquantenaire que si l'armée devient républicaine et ne se mêle pas dans la politique. Les derniers événements en Algérie confortent dans cette analyse. Parmi ceux qui soutiennent cette pensée, se trouve le président du Parti du renouveau et de la rédemption (PRR), Nicolas Lawson qui vient de lancer un appel aux forces de défense et de la sécurité. Lisez plutôt !


Togo  - Ekué Pierre Kpodar : « Je crois que la pression est la seule arme dont dispose le peuple togolais » iciLome - [3/18/2019]

Ils se sont donnés deux jours pour échanger afin de fédérer les énergies et les stratégies pour faire face aux problèmes qui minent la nation togolaise. Il s’agit des acteurs politiques, des membres de la société civile, des représentants de la diaspora togolaise, des personnalités issues de différentes confessions religieuses, bref des citoyens togolais de tout bord, qui ont participé au forum du mouvement Forces vives "Espérance pour le Togo" tenu à Lomé Les 15 et 16 mars derniers.