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Acharnement du régime contre le PNP : Prof Apedo-Amah dénonce l'immobilisme des autres partis de l'opposition

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Depuis quelques mois, les activités du Parti national panafricain (PNP) sont systématiquement réprimées par les forces de l'ordre et des militaires. La dernière en date est la réunion hebdomadaire de ce parti empêchée samedi 17 août 2019 dans la partie septentrionale du pays. Cette situation fait réfléchir des observateurs qui s'interrogent sur cet acharnement du régime en place contre le parti de Tikpi Atchadam. Voici une réaction du Prof Ayayi Togoata APEDO-AMAH.

ACHARNEMENT CRUEL DE LA DICTATURE CONTRE LE PARTI NATIONAL PANAFRICAIN

Depuis plusieurs mois et, particulièrement, en cette année 2019, la cruauté du régime liberticide militaro-monarchiste a choisi comme objet de défoulement le PNP de Tikpi Atchadam. Quand ce ne sont pas les principaux Leaders qui sont embastillés, ce sont les réunions hebdomadaires des militants qui sont sauvagement dispersées à coups de bastonnades, d'arrestations, de gaz lacrymogènes ou autres traitements cruels, dégradants et inhumains. Atchadam a été contraint de choisir les sentiers caillouteux de l'exil pour sauver sa vie. Son domicile a été pillé et vandalisé à plusieurs reprises et ses occupants sauvagement molestés.

C'est inadmissible, inacceptable et lâche. Pourquoi le PNP fait-il si peur au pouvoir dictatorial ?

La brève histoire des répressions sanglantes et barbares à l'encontre des partis dominants de l'opposition togolaise, depuis les années 1990, peut nous éclairer. A partir du moment où le CAR avait gagné les législatives de 1994, sa route fut une longue traînée de sang, à commencer par le député Gaston Aziaduvo Edeh que les ennemis du peuple ont brûlé vif sans même lui laisser le temps de siéger à l'Assemblée nationale après sa brillante élection. La liste est longue. L'UFC eut à connaître les mêmes tourments sanglants. Le guet-apens militaire de Soudou dénoncé par Amnesty International, la FIDH, La Ligue togolaise des droits de l'homme et toute l'opposition, a endeuillé le peuple togolais. La liste est longue. L'ANC, une dissidence du parti de Gilchrist Olympio, ne fut pas moins épargnée. Des centaines de militants emprisonnés, rossés, traqués comme du gibier. Certains y ont perdu la vie. Son leader, J.-P. Fabre, fut agressé et encerclé à plusieurs reprises à son domicile ou sur le parcours des meetings ou réunions. Une longue traînée de sang. La liste est longue. Aujourd'hui, c'est au tour du PNP.

Quelles leçons les démocrates doivent-ils tirer de la répression sauvage qui s'abat sur le PNP ?

1. Toutes les précédentes répressions que je viens de citer, ont vu les partis et leurs Leaders victimes affronter seuls et dans une solitude frustrante les coups d'un parti militarisé, criminel et fasciste.

2. L'indifférence des autres partis de l'opposition face aux injustices et brutalités apparaît comme une approbation tacite. Ne nourrit-on pas l'ambition cachée de voir un adversaire politique gênant, affaibli par les coups de boutoir ? C'est là, à l'évidence, un faux calcul. En effet, pour la dictature, tout ce qui dépasse doit être rasé. Alors, après le PNP, à qui le tour ? Le silence complice rattrapera demain ceux qui se sont tu aujourd'hui.

3. La haine nourrie par les rivalités malsaines faites de dénigrements et de mensonges les uns envers les autres, est une constante au sein de l'opposition, surtout lorsqu'elle en vient à s'unir circonstantiellement. C'est extraordinaire ! Si Kafui Adjamagbo-Johnson a été tolérée à la tête de la C14 aussi longtemps, c'est parce qu'elle est une femme. Le machisme ambiant ne l'a pas considérée comme un danger. Cette haine maladive doit céder le pas au patriotisme, en ciblant le vrai ennemi qui a le couteau entre les dents. L'ennemi est ailleurs. Il faut que cela se sache une bonne fois pour toute.

4. L'abandon de la rue par l'ex-C14 a ouvert un boulevard de la vengeance aux ennemis du peuple.

5. La réaction contre les tentatives antidémocratiques de détruire un parti de l'opposition, doit être l'affaire de toute l'opposition, non pas à travers des communiqués bidon, mais à travers des démonstrations de force collectives de dissuasion.

Ces manœuvres politiques rampantes du Rpt/Urine pour abattre les forces démocratiques, interdisent de se comporter en simples spectateurs, car ce sont tous les acquis de la lutte héroïque du peuple togolais que les nazillons veulent balayer. Le retour au parti unique ! La solidarité combattante est la seule voie de l'honneur, de la dignité et surtout du salut.


Ayayi Togoata APEDO-AMAH





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