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Togo

Gestion non équitable de l’aide de l’Etat à la presse : La FIJEEF en colère contre la HAAC

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La Fédération internationale des journalistes éditeurs et écrivains francophones (FIJEEF) est en colère contre la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). L’organisation accuse la HAAC de gérer de façon discriminatoire et inique la « subvention » que le gouvernement togolais avait promise à la presse en ces périodes de crise sanitaire. Dans une lettre ouverte, la FIJEEF demande au ministre en charge de la Communication de revoir les conditions d'éligibilités imposées par la HAAC afin qu’une gestion équitable soit faite de l’Aide de l’Etat à la presse. Lecture!

LETTRE OUVERTE AU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION

Enregistré sous le n°0333
du 06 Mai 2014 Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales des sports et de l’éducation à la citoyenneté.

La subvention de l’Etat à la presse ne saurait être exclusivement réservée à une catégorie de medias sous des conditions taillées sur mesure…Le ministère public doit auditer le partage de la subvention pour que tous les médias en exercice notamment les presses écrites (papiers) et en ligne, les radios et chaines de télévision puissent en bénéficier.

Le Chef de l’Etat ayant pris l’initiative d’accroître l’Aide de l’Etat à la presse, cette subvention ne saurait être l’occasion de forfaiture, au détriment des règles qui régissent la conformité des médias au principe de la légalité et de la légitimité.

Les critères d’éligibilité à la subvention de l’Etat à l’endroit des entreprises de presse sauraient-ils se limiter exclusivement à une certaine catégorie de medias et au nombre de parution pour la presse papier ? La régularité des parutions représente-t-elle uniquement la disposition de l’existence légale et professionnelle d’un organe de presse ?

La Fédération Internationale des Journalistes Editeurs et Ecrivains Francophones (FIJEEF) s’insurge contre cette réalité qui régit la distribution de l’aide de l’Etat à la presse au Togo.

En effet, pour le compte de l’exercice 1er mai 2019 – 30 avril 2020 de la presse au Togo, il a été octroyé par l’Etat, une subvention dont le montant a été majoré de 50% par le Chef de l’Etat. Si le gouvernement, dans ses actions, fait des efforts pour accompagner l’exercice du métier de journalisme, la gestion faite de cette subvention communément appelée « aide de l’état à la presse » par la commission technique mise en place à la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC), jusqu’à présent reste non équitable.

Dans un communiqué rendu public le 23 avril 2020 par la Commission technique de Gestion et de Suivi de l’Aide de l’Etat à la Presse, il est recommandé aux désireux de bénéficier de cette subvention de postuler en fournissant un certain nombre de documents. Mais la sélection faite des organes bénéficiaires semble uniquement se baser sur le nombre de parution et à la périodicité de l’organe, pour les presses papiers.

Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales
Ainsi, faut-il déplorer que des journaux sans une bonne présence légale, des journaux sans siège, ni rédaction, sont éligibles à l’aide de l’état à la presse, au détriment des organes qui font face aux charges régaliennes d’une société… Autrement dit, doit-on comprendre qu’il est déroulé tapis rouge aux organes de presse de rentrer dans la clandestinité, avec des bureaux ambulants en sacs à mains, pour éviter de faire face à des charges de loyers, de fiscalité, de création d’emploi, de déclarer à l’imprimerie quelques 50 exemplaires pour bénéficier de l’accompagnement de l’Etat ?

Et si tel est le cas, ce critère n’est ni exhaustif ni inclusif dans la mesure où une entreprise de presse ne se limite pas exclusivement au nombre de publications et le rôle de la presse semble se limiter seulement à paraître.
Sinon, à bien observer les 100 organes de presse sélectionnés, combien d’entre eux disposent-ils de sièges ? Et de rédaction ? Combien payent-ils d’impôts ? et combien sont-ils régulièrement déclarés ?

Ce faisant, la HAAC constituée d’éminents hommes de médias ne se rend-elle pas de jour en jour complice de détournement qui ne dit pas son nom ?

Redaction Le ministère public doit investiguer sur la gestion de denier public par la HAAC, en particulier sur les critères d’éligibilité des médias à l’aide de l’état à la presse pour plusieurs raisons : les critères établis ne sont pas conformes au mode de fonctionnement d’une entreprise de presse, ensuite doit prendre en compte également les médias en ligne qui sont aujourd’hui facteurs de la fluidité de l’information.

Au cas contraire, c’est bel et bien un détournement de deniers publics qui s’opère à la barbe du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui se revendique un leader dans la gestion rigoureuse des avoirs de l’Etat.

La Fédération Internationale des Journalistes Editeurs et Ecrivains Francophones (FIJEEF) fait appel à l’intervention du Ministère de tutelle afin qu’une gestion équitable soit faite de l’Aide de l’Etat à la presse.

Le Président

Expert AYEGNON T. K. Blaise-










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