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Togo

L'UPF-Togo et le SYNJIT appellent à "agir collégialement pour une autre presse"

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Toujours dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse au Togo, deux organisations professionnelles, l'Union internationale de la presse francophone, section togolaise (UPF-Togo) et le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT), appellent à des actions collégiales pour une presse vraiment libre au Togo.

27è Journée mondiale de la liberté de la presse
Gager d’agir collégialement pour une autre presse au Togo Tribune de l’UPF-Togo et du SYNJIT

« Le journalisme sans crainte ni complaisance » : c’est le thème central indexé à la célébration, le 03 mai 2020, de la 27è Journée mondiale de la liberté de la presse. Une occasion pour impulser des synergies nouvelles pour un meilleur devenir de la corporation dans le monde et au Togo notamment.

La célébration de cette 27è Journée en pleine pandémie du Covid-19 nous rappelle à tous (employeurs comme employés), plus que jamais, le rôle cardinal de notre métier dans nos sociétés contemporaines. Si la liberté n’a de sens que par rapport à la responsabilité qu’elle impose (en journalisme comme dans d’autres secteurs d’activités), la lutte contre le Covid-19 nous a unanimement rappelé l’importance de la floraison de médias libres et indépendants dans tout Etat qui se veut démocratique. La sensibilisation bénévole et spontanée orchestrée par tous les types de médias togolais dans le cadre «de la riposte nationale contre le Covid19» est assez illustrative de l’apport de la culture de la diversité dans les médias à la reviviscence de toute démocratie représentative (vieille ou en construction comme la nôtre en terre togolaise). Une liberté doublée d’une responsabilité qu’encadre le Code de la presse «modernisé» du Togo, et découlant de la loi N°2020- 001 du 07 janvier 2020. Toutes choses qui pavent la voie à l’exercice d’un «journalisme sans crainte» !

Une donne, une réalité irréfragable qui reposent indirectement la question de l’apport cardinal de l’aide annuelle de l’Etat à la maturation et à la consolidation d’entreprises de presse «naissantes» en Afrique francophone comme celles du Togo. «Qui peut le moins peut le plus», nous enseigne l’adage populaire. Tout en saluant la récente augmentation de l’aide de l’Etat à la presse au Togo (de 100 à 150 millions de F Cfa) censée conforter la riposte des médias togolais contre le Covid19, il urge de repenser collégialement et avec hardiesse une rehausse sensible du montant de ce soutien étatique annuel ! Avec une nécessaire réaffectation des lignes de cette aide à caractère national ayant pour finalité majeure de consolider l’élan de professionnalisation du PMT (Paysage médiatique togolais). Et d’ancrer indirectement davantage la culture démocratique au Togo. Les chantiers en la matière sont immenses et le temps presse. Les prochaines générations (employeurs comme employés) du PMT ne nous pardonneront pas la «dévolution» dans notre secteur d’activités de tares anachroniques. Comme l’absence de Conventions collectives, la quasi non-couverture par le PMT des produits de la prévoyance sociale, ou encore la faible place faite au genre dans les rédactions togolaises, dans un Etat dans lequel les femmes représentent pourtant 52% de la population nationale.

Autant de chantiers exaltants qui ont besoin de l’apport de tous : journalistes, techniciens de média, auxiliaires de presse comme premiers responsables d’organes d’information. Au-delà de tout, c’est l’avenir de la presse togolaise qui compte : une presse libre et rentable. Gageons de semer, durant l’année de la célébration du jubilé de diamant de notre pays, les graines de ce renouveau souhaité et d’une co-prospérité espérée dans le monde des médias qui grandiront l’ensemble de l’apprentissage démocratique au Togo. Et qui propulseront surtout les noms des hérauts de cette gageure dans la postérité sur la Terre de nos aïeux. Ceci est le sens premier de notre conception du «journalisme sans complaisance» en 2020.

Pour l’UPF-Togo

Loïc LAWSON

Pour le SYNJIT

Isidore KOUWONOU
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