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Togo - Yoto : 90% des médicaments utilisés ont une origine douteuse

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Une enquête menée par l’Organisation PanAfricaine de lutte pour la santé (OPALS) montre que la préfecture de Yoto constitue une plaque tournante du trafic de faux médicaments.

Cette conclusion provient d’une étude réalisée, en concertation avec l’Ordre national des pharmaciens du Togo. « Sur 404 échantillons de médicaments antipaludéens, collectés auprès des ménages dans la préfecture de Yoto ». Le résultat est sans appel : « …plus de 90% sont des faux médicaments après une analyse en laboratoire », décline l’organisation non gouvernementale ce jeudi 19 novembre 2020 au cours d’une rencontre organisée dans la ville de Tabligbo, chef-lieu de ladite préfecture.

Ciscar Koffi Samboe, le représentant de l’OPALS au Togo, explique qu’« avec l’accord des autorités locales et en partenariat avec le Centre Humanitaire des Métiers de la Pharmacie (CHMP), un laboratoire de contrôle indépendant et pré-qualifié par l’OMS, une étude a été conduite entre 2017-2019 en plusieurs étapes à savoir : recueil des échantillons de produits suspects auprès des ménages, analyse en laboratoire et interprétation des résultats ».

« Au total, 404 échantillons de médicaments prescrits pour lutter contre le paludisme : antipaludéens, antipyrétiques, antidouleurs et anti-inflammatoires ont été recueillis. L’analyse physico-chimique des médicaments réalisée par un laboratoire basé en France met en évidence la circulation de très nombreux médicaments de qualité inférieure ou falsifiée dans le district de Yoto », précise-t-il.

Il s’est révélé que « dans la majorité des cas, le principe actif attendu est fortement sous-dosé ou absent : surfadoxine-pyriméthamine » : 100% sont sous-dosés, quinine : 100% sont sous-dosés, artéméther-luméfantrine : 90% des échantillons sont sous-dosés ; 100% sont sous-dosés en luméfantrine ; 2 de ces échantillons ne contenaient aucun principe actif », détaille par ailleurs Dr Abdou Gbadamassi, le Coordonnateur médical et scientifique de l’OPALS, ajoutant que « dans la plupart des cas, le principe actif contenu dans le comprimé est différent de celui attendu ».

Cette situation trouve son origine dans la prolifération des médicaments d’origine douteuse dans la localité. D’où l’appel lancé par M. Samboe pour que l’Etat fasse tout « pour stopper le trafic et la consommation des faux médicaments » car c’est une question de santé publique.

A.H.-







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 1   Citoyen
Samedi, 21 Novembre 2020
  C'est normal quand dans toute une préfecture il n'y a pas de pharmacie.
Malgré les Usines de SCAN, Fortia et Wacem.
Quelqu'un ne peut prendre ses maigres moyens pour aller acheter des médicaments à Tsévie s'il a mal à la tête.
Pourquoi on se plaint.
Nous sommes frontalier avec le Bénin donc Proche du Nigeria.

Allez faire un tour à l'hôpital de Tabligbo, seul le Palu peut être dépisté.
Regrettable pour ma préfecture d'origine.


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